BUNKER

Par: (pas credité)


Henri Konan Bédié, ancien dirigeant ivoirien, récemment déposé par Robert Gueï, s'est -paraît-il -réfugié dans son "bunker" de Daoukro, qu'il a ensuite quitté.

Un "bunker" ? C'est un terme militaire qui désigne une fortification, et en particulier un abri enterré et blindé. C'est, en fait, une protection ultime, dont on pense qu'elle peut résister à un assaut. Le mot est apparu durant la Grande Guerre, et s'est répandu plus encore durant le deuxième conflit mondial. Le mot est allemand, mais la langue allemande l'a emprunté à l'anglais, où il désigne d'abord un entrepôt à charbon, puis la soute à charbon d'un navire.

Au sens figuré, on emploie parfois le terme pour désigner un endroit très difficile d'accès, bien défendu, à la manière d'un camp retranché : "Le patron se terre dans son bunker. Impossible d'avoir un rendez-vous".

"Blockhaus" a un sens légèrement différent. Au départ, ce mot allemand désigne une maison fortement charpentée, faite de troncs d'arbres. Puis, c'est un ouvrage militaire fait de poutres et de rondins ensuite, bien sûr, de métal et de béton armé. Le mur de l'Atlantique, monté par les Nazis pendant la dernière guerre, était parsemé de "blockhaus" qui devaient aider les Allemands à résister à un débarquement allié.

Quant à la "casemate", c'est un mot qui nous vient de l'italien, mais dont le sens n'est pas très éloigné. Camouflées souvent, cuirassées puis bétonnées, c'étaient aussi des abris défensifs, où l'on pouvait nicher des batteries d'artillerie, et qui étaient aménagées à flanc de coteau.




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