COLLEGUE ET CONFRERE

Par: (pas credité)


« Ho collègue ! » Voilà ce qu’on peut entendre dans le Midi, quand deux amis se rencontrent… l’équivalent de bonjour mon vieux, ou à peu près.
Mais ce mot de collègue a également un sens bien différent, et là, dans l’ensemble de la France. Deux collègues exercent le même métier : le mot est donc lié à un environnement professionnel : les lycéens, les retraités ne sont pas des collègues. Mais la dénomination ne fonctionne pas dans tous les métiers, ni à tous les échelons : pas dans l’agriculture par exemple, ou pas entre ouvriers.
C’est plutôt dans ce qu’on appelle le secteur tertiaire, les métiers de bureau, l’administration qu’on parle de collègues. Et le mot renvoie à une certaine idée d’égalité dans la hiérarchie : mon chef de service n’est pas mon collègue.

Un collègue n’est pas non plus un confrère. Deux confrères appartiennent à la même confrérie – c’est en rapport au départ avec le vocabulaire religieux. Et aujourd’hui, le terme s’emploie entre personnes qui exercent la même profession libérale : médecins, architectes, avocats.
Confrère a un féminin, consœur.
Une bizarrerie, le mot confrère s’emploie dans des situations de concurrence : un journaliste du Monde parlera de son confrère du Figaro. Et souvent même, ce sont les médias eux-mêmes qui sont entre eux dans un rapport de confrères : « Notre confrère le Monde a rapporté dans son édition d’hier que … »



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