VACHE

Par: (pas credité)


On va examiner des milliers de "vaches" pour tenter de mieux se repérer par rapport aux risques d’épidémie de "vache folle". Mais la "vache" n’a pas attendu d’être "folle" pour avoir un statut à part dans le vocabulaire français, mais attention, dans un langage très familier.

"Il est vache" = il est sévère.
Le développement "peau de vache" est plus dur, et n’indique pas seulement un excès de sévérité mais une méchanceté foncière – ce qui est étrange puisqu'on évoque la peau, l’enveloppe, la superficie, et qu’on ne parle pas d’un cœur de "vache".

"Ah la vache !" sert souvent d’interjection, ou plutôt se situe entre l’injure et l’interjection. Ça peut exprimer colère ou étonnement ; ça peut aussi désigner à quelqu’un – ou à quelque chose : "Ah la vache, j’ai eu du mal à l’avoir, cette dernière vis".

La "vacherie" est la perfidie qu’on fait, ou plus souvent qu’on dit à quelqu’un – souvent un peu en douce. Quant à l’adjectif "vachard", il s’applique souvent à celui qui sort des "vacheries". Mais la "vacherie" est aussi une méchanceté qu’on fait (pas seulement qu’on dit), et le coup "en vache" est un abrègement du coup de pied "en vache", ruade particulièrement vicelarde, car donnée sur le côté, alors que la ruade classique, bon enfant, franche, se donne vers l’arrière.

Enfin, "vachement" est un adverbe familièrement intensif, un peu ancien (années 60), et encore enfantin : "il a vachement bien joué" ( à signaler la glose, ancienne aussi, mais expressive : "vachtement").




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