SOMMET

Par: (pas credité)


Le "sommet" du millénaire a largement fait parler de lui ces derniers jours. "Sommet" ? C’est-à-dire réunion des grands de ce monde. Il s’agit, au départ, de l’abréviation de l’expression "conférence au sommet", qui nous vient de l’anglais summit conference. La métaphore de l’altitude renvoie bien souvent aux plus hauts degrés du pouvoir : on parle de décision prise à un haut, voire au plus haut niveau.

Et le "sommet" a presque toujours une couleur superlative : le "sommet" de cette pièce, c’est son plus beau moment ; et de même, on pourra parler de "sommet" de la littérature, etc. Le mot s’utilise parfois au pluriel, sans que cette tournure change réellement le sens du mot : le match a atteint des "sommets". Ce discours a atteint des "sommets" de bêtise, d’absurdité, d’incongruité. On le voit, ce pluriel est souvent utilisé dans des emplois ironiques.

Des synonymes ? Quelques-uns : les cimes, par exemple, mais le mot n’a pas d’utilisation métaphorique. Les pics ? Là, il s’agit d’une montagne qui surplombe les autres ; mais c’est probablement l’influence de l’anglais peak qui a aidé aux sens imagés de ce mot : point le plus élevé. Ainsi, parle-t-on des pics de pollution, avec une logique visuelle qui imagine un graphique imaginaire, sur lequel on peut remarquer les crêtes qui correspondent aux moments les plus pollués.




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