EPIDEMIE

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 7 MARS 2001

L’ « épidémie » de fièvre aphteuse qui s’est révélée, il y a quelques temps, en Angleterre est-elle en train d’essaimer ? Tourne-t-elle au désastre ? Bien que quarantaines, abattages et incinérations essaient d’en limiter les dégâts et de rassurer les populations, les esprits sont inquiets.

« Epidémos » est, au départ, un adjectif grec qui signifie simplement qui vit, qui réside dans le pays. Puis, il s’est appliqué à quelqu’un qui voyageait dans ce pays, et c’est un étonnant glissement de sens qui a donné naissance à l’ « épidémie », c’est-à-dire à l’apparition d’un grand nombre de cas de la même maladie dans une région donnée. On pense, bien sûr, à une maladie très contagieuse, qui se transmet de façon galopante, mais ce sens n’est venu qu’après. Aujourd’hui encore, on peut même parler d’ « épidémie » de crise de foie après la Saint-Sylvestre, bien que le grand nombre de cas ne soit nullement imputable à une propagation contagieuse.

Une « épidémie » frappe les humains aussi bien que les animaux, mais pour ces derniers, un mot spécial existe : « épizootie », dans lequel on entend, bien sûr, la racine zoon, l’animal.

L’ « endémie » est un peu le symétrique de l’ « épidémie » : il s’agit d’une maladie dont la présence n’est pas toujours intense, mais est habituelle dans une certaine contrée, avec des périodes de demi-sommeil, et d’autres hélas plus actives. Ainsi, le paludisme est « endémique » dans de nombreux pays. Et, on parle aussi au figuré de chômage « endémique », de violence « endémique ».

Enfin, la « pandémie » désigne une « épidémie » dont le danger et la propagation se sont répandus sur toute la surface du globe.



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