CHEVAL

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 21 MARS 2001

Vive le cheval ! On y revient. Les boucheries « chevalines » ont le sourire. Mais, l’expression « boucherie hippophagique » fait plus chic, alors que le sens est exactement le même. On y vend de la viande de cheval, propre à la consommation.

Mais le « cheval » est présent dans bien des domaines de la langue.
Comme intensif : « fièvre de cheval », « remède de cheval », « niveau de cheval ». Car le cheval est l’animal de trait par excellence, jusqu’au « cheval-vapeur ».

Comme synonyme de l’énergie, mais plus encore de la résistance : un vrai « cheval de labour » (travailleur infatigable). Ou si l’on dit de quelqu’un qu’il est un vrai « cheval », ça renvoie plutôt à une stature massive. Et la locution s’applique presque toujours à une femme. Nouvelle preuve de la misogynie linguistique.

« Tu as mangé du cheval » est une expression familière qui correspond à peu près à « tu as mangé du lion » : « tu débordes d’énergie ».

Le « cheval », c’est homme, de façon familière : C’est pas le « mauvais cheval » ( = le mauvais bougre).

Quant au « cheval de retour », c’est un récidiviste dans l’argot des prisons, et par extension, un politicien qui revient inlassablement, malgré toutes les casseroles et le discrédit qui l’accompagnent.

Et le « cheval de bataille », c’est le thème de prédilection auquel on revient inlassablement. Seule expression (de l’émission) dans laquelle le « cheval » ne représente pas un homme.



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