BOYCOTT

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 20 AVRIL 2001

Boycott ou boycottage. On a beaucoup entendu les deux ces jours derniers. On aurait pu croire que, le mot se répandant, il est senti comme de plus en plus français, et donc spontanément francisé. Il n’en est rien : boycottage existe depuis de XIXème siècle, depuis que le mot nous est arrivé d’Irlande. Mais, le nom boycott, à l’anglaise, est également utilisé. Une nuance ? Boycott pour le procédé, et boycottage pour l’opération ?

C’est donc un mot irlandais ?… Enfin c’est plutôt un mot anglais, passé par l’Irlande.
Le sens d’abord : boycotter veut dire refuser systématiquement toute transaction commerciale avec un producteur, une firme, un magasin, dans un but de rétorsion. A la question, maintes fois posée, faut-il boycotter Lu, nous allons donc répondre : voyons d’abord l’histoire de ce mot.

Charles Cunningham Boycott (1832-1897), méchant officier anglais, intendant du Comte Erne, qui s’occupait de ses domaines dans le Comté Mayo.
Il était si dur, qu’il ne trouva pas un seul ouvrier pour s’engager chez lui pour moissonner à l’été 1879. A l’appel de la ligue agraire, dirigée à l’époque par Charles Parnell, tout le monde avait refusé de travailler pour lui. Le gouvernement anglais lui envoie donc des mercenaires moissonneurs, protégés par l’armée. Mais entre temps, les récoltes avaient pourri.
Le sens a donc changé. Aujourd’hui, on boycotte une marque, quand on l’évite, un magasin quand on n’y va pas.

Synonyme ? Quarantaine, mise en quarantaine : période d’isolement, pour éviter qu’une épidémie se propage. Au bout de quarante jours, on n’est plus contagieux.
Mise à l’index. Blocus ?






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