BRICOLE

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 3 SEPTEMBRE 2001

Avez-vous le bonheur d’avoir un mari qui bricole, ou une femme qui bricole ? Ça vous change la vie. C’est ma vraie idée du bonheur – ou presque – d’avoir quelqu’un qui, à la maison, puisse changer le joint d’un robinet qui fuit, réparer la prise ou repeindre la salle de bains.

Bricoler, c’est en effet savoir effectuer une petite réparation, alors que ce n’est ni votre métier, ni votre spécialité. Ça nécessite d’être adroit, inventif, débrouillard…
Et surtout, il faut utiliser des matériaux à des fins qui ne sont pas leur destination première : on cale une pile avec une pièce de monnaie, on fixe un pied de chaise avec un vieux bout de fil de fer…

Bricoler peut être transitif, et dans cet emploi, il a souvent le sens de réparer, à condition que cette réparation soit faite avec des moyens de fortune… « Je t’ai bricolé ton poste de radio : il remarche… mais pour combien de temps ? »

Ce sens s’est installé en français depuis la moitié du XXème siècle, ou un peu avant… mais le mot, lui-même, est bien plus ancien, et on l’a longtemps trouvé avec des sens différents.

La bricole est, au départ, une arme de guerre, un genre de catapulte. Puis, il a désigné la bretelle d’un portefaix, c’est-à-dire, en gros, d’un déménageur. Aujourd’hui encore, le mot appartient au vocabulaire technique de ceux qui déménagent les appartements, ou transportent des meubles.

Enfin, le verbe bricoler, dans un sens tout à fait moderne, signifie qu’on se livre à divers petits travaux, pas vraiment suivis, pas vraiment importants : on s’occupe à droite à gauche, on bricole…



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