PAILLE

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 10 SEPTEMBRE 2001

La paille est un nom et une chose qui, tous deux, sont très présents dans la culture française. Le mot vient du latin et signifie, au départ, soit balle de blé, soit tige entière mais dépouillée de son grain.

La paille s’oppose donc au grain : c’est le rebut, ce qui reste, et le mot est souvent associé à ce qui a peu de valeur.
Si une paille, c’est peu de chose, le mot est bien sûr souvent utilisé de façon ironique : « Combien ça coûte ? 2 millions ? Une paille ! »

Mais, la paille est bien synonyme de petite chose dans l’image biblique bien connue, de celui qui remarque la paille dans l’œil de son voisin et qui ne voit pas la poutre qui est dans le sien.
La paille, c’est aussi la litière des chevaux, et par extension, c’est le lit du pauvre, et donc le synonyme du dénuement. Ainsi « mettre quelqu’un sur la paille », c’est le ruiner, et « être sur la paille », c’est être ruiné.
Quant à la « paille humide des cachots », c’est un cliché qui évoque la prison.

Attention, la paille a d’autres usages : elle se tresse ; ça donne, par exemple, des chapeaux de paille. C’est doré et ça peut désigner une couleur. C’est comme ça qu’il faut comprendre le « vin de paille ».

Enfin, c’est une tige creuse à travers laquelle on peut avaler une boisson : tout ne se boit pas à la paille ; c’est bon pour les sodas, mais on n’aurait pas idée de boire ainsi de la bière ou du vin.




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