VETEMENTS DE JADIS

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 11 SEPTEMBRE 2001

Il existe de nombreuses expressions en français d’aujourd’hui qui se souviennent de vêtements qui ne sont plus en usage :

« Collet monté », par exemple, qui vient de « collet » évidemment. Le « collet » était une pièce de tissu qui enveloppait le col, c’est-à-dire le cou . Une écharpe alors ? Pas exactement, car d’abord, c’était plutôt rigide. Ce qui explique l’expression : « être collet monté », c’est être guindé, peu décontracté – en français moderne et familier, être un peu coincé.

Et de la même façon, on dit aussi « saisir au collet », « mettre la main au collet », locutions qui s’emploient lorsque quelqu’un est arrêté. Il s’agit, de façon plus générale, de s’emparer de quelqu’un sans ménagement. Et « se colleter », c’est s’affronter – physiquement : l’orée d’une bagarre.

La « paletoque », elle, était une casaque grossière de paysan. Et le « paltoquet » est devenu un grossier personnage.
Le « paletot » est une veste courte ; le mot est vieilli, mais existe encore, surtout dans le Nord de la France. « Tomber sur le paletot » signifie agresser quelqu’un, mais souvent verbalement. Ou alors le rencontrer inopinément, et s’accrocher avec lui.

Le « pourpoint » est, bien sûr, l’un des plus courants. Ce vêtement masculin très courant, qui couvrait le corps du cou à la ceinture, a laissé « à brûle pourpoint ». Une question posée « à brûle pourpoint » n’est pas préméditée, et la demande est faite assez brusquement. Comme un coup de feu tiré « à bout portant », et qui brûle le tissu… ? Peut-être, sait-on jamais …?



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