CHOCOLAT

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 22 OCTOBRE 2001

« Chocolat » est un mot si fréquent qu’on ne se pose guère de questions sur son origine : il sonne français depuis longtemps. Il vous vient pourtant de loin : c’est l’un des rares mots que nous ayons empruntés à la langue Nahuatl, une langue indienne, encore parlée au Mexique, qui, en plus du chocolat, nous a livré la tomate…

C’est donc le « chocolatl » qu’on a connu au départ, dans une langue où « atl » signifie eau. Le chocolat est bien considéré au départ comme une boisson.
Le mot est passé par l’Espagne, arrivé en France vers le XVIIème siècle, et a ondulé autour de Louis XIV : sa mère, Anne d’Autriche, avait du goût pour ce breuvage, et sa première femme, née Infante d’Espagne, avait amené avec elle ses habitudes…

Le chocolat n’a pas totalement éclipsé le cacao. Le mot vient aussi du nahuatl, et désigne spécifiquement la graine. Aujourd’hui, on peut acheter du cacao en poudre, mais le mot chocolat est réservé à la dénomination du produit élaboré, transformé, comme la pâte qu’on mange où la boisson onctueuse qu’on boit.

Chocolat, c’est aussi une couleur – celle du produit, marron foncé… et même un mot qu’on retrouve dans une expression familière : « nous sommes chocolat », c’est-à-dire, « nous avons fait chou blanc », « nous nous sommes fait avoir », « nous n’avons récolté aucun des bénéfices qu’on attendait ».



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