CALENDRIER

Par: (pas credité)


PARLER AU QUOTIDIEN DU 12 NOVEMBRE 2001

Une exposition sur les calendriers met ce mot à l’honneur, alors même qu’on l’emploie souvent dans le sens tout à fait particulier d’emploi du temps : « on a un calendrier chargé » quand les activités se succèdent sans pause ou presque. C’est évidemment ce qu’on appelle une métonymie. Le calendrier qui aide à organiser le temps est mentionné à la place du temps organisé. Et la métonymie va bon train peut-être parce que le mot commence comme « calepin » ou « carnet », qui plus encore que le « calendrier » servent à mémoriser les choses à faire.

Le calendrier est, en tout cas, un objet – souvent un rectangle de carton qu’on peut accrocher au mur, et sur lequel il est loisible d’écrire, de colorier, de marquer, de quelque façon les moments occupés et ce qui les occupera.

On parle souvent de calendrier des Postes – ceux qui, avec leurs belles et naïves images sont distribués en fin d’année par les facteurs à qui on en profite pour donner leurs étrennes…

Mais, le mot vient du latin calenda. Ce mot désignait le premier jour du mois, alors que le quinzième était appelé « ides ». Et les Calendes étaient connues parce que traditionnellement, c’était le jour choisi pour qu’on paye se dettes.

Mais ce n’est pas seulement ce qui explique l’expression « renvoyer aux calendes… » c’est-à-dire « à jamais ». Cette locution ne se comprend que si l’on sait qu’elle est tronquée. Il faut comprendre « renvoyer aux calendes grecques ». Or, le calendrier grec ne connaissait pas les Calendes. C’était donc renvoyer à une date imaginaire.



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