PRESSE

Par: Yvan Amar et Evelyne Lattanzio

La Semaine de la Presse à l’Ecole nous fournit l’occasion de parler de ce drôle de mot de presse – qui s’est beaucoup développé tout au long du vingtième siècle, et désigne en gros tous les moyens d’information. Le mot est si fréquent qu’on le retrouve dans de très nombreuses expressions : la grande presse, la nationale et la régionale, une conférence de presse, une campagne de presse, une carte de presse. On dit même qu’un spectacle a de la presse, lorsque la presse en parle (en bien ou en mal d’ailleurs).

Et on dit aussi de quelqu’un qu’il a bonne ou mauvaise presse, c’est-à-dire qu’il a bonne ou mauvaise réputation : on en parle, on en entend parler en bien ou en mal…
Le mot de presse est lié à ce qui s’imprime. Par le biais de l’édition parfois : le mot se trouve dans les raisons sociales de quelques éditeurs : Presses universitaires de France, Presses de la Cité… Mais, c’est plus encore au monde du journalisme qu’il renvoie.

Ce qui est plus étonnant, c’est qu’on parle depuis un certain temps de presse écrite… ce qui semblerait aller de soi : si on imprime, c’est qu’on est dans le monde de l’écrit. Mais la presse écrite s’oppose aujourd’hui à la presse audiovisuelle, ce qui montre bien que la référence à ce qui est imprimé tend à s’évaporer. La presse, aujourd’hui, c’est le journalisme, et il peut se manifester sous la forme de mots, d’images, ou de voix…

Ce mot de presse a donc parcouru un fort long chemin. Il évoque, au départ, le principe de l’imprimerie : on presse les caractères contre du papier, pour imprimer. Cette image est encore à l’œuvre dans une expression telle que « l’ouvrage est sous presse », c’est-à-dire il est en cours de fabrication, il est terminé, mais pas encore disponible en librairie.

La presse a aussi, dans le jargon des typographes, désigné le nombre de feuilles qu’on pouvait imprimer en un jour. Et puis, il a fini par désigner l’ensemble de ce qu’on publie.



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