MOBYLETTE ET CYCLOMOTEUR

Par: Yvan Amar et Evelyne Lattanzio

C’est aujourd’hui que Rodolphe Josse doit partir pour Séoul, en Corée. Pour assister au match de football qui opposera la France au Sénégal. Le 31 mai. Le 31 mai ? Alors pourquoi partir le 1er avril ? Parce que Rodolphe Josse part en cyclomoteur… L’occasion de faire le point sur ce genre d’engins, et la façon de les nommer.

De quoi s’agit-il ? De deux roues motorisérs… Mais pas de moto, attention : de deux
On parle donc légitimement de vélomoteur. Le mot date de 1863, succède à « vélocipède à moteur auxiliaire », et désigne techniquement des engins dont la cylindrée est comprise entre 50 et 125 cm3. On parle aussi de cyclomoteur. Et toujours techniquement, la définition du mot est différente : il renvoie à de plus petites cylindrées : inférieures à 49 cm3. Le mot s’abrège parfois en cyclo, mais pas en France, plutôt dans d’autres pays francophones…
Toutefois, ces mots ont vieilli : on ne les emploie plus guère. D’ailleurs, même au temps de leur splendeur, ils devaient compter avec la solide concurrence du Solex.

Cette abréviation de vélosolex, marque déposée, est une réalité typiquement française : très instable, très lent, très solide et très sympathique, son nom évoque le promeneur solitaire, en même temps que le bricoleur de la Préhistoire (Solex n’est pas loin de silex… cette pierre de génie d’où on fait jaillir le feu…). Mais la grande époque du Solex, hélas, est révolue.

Aujourd’hui, l’indétrônable, c’est la mobylette. Là encore, c’est une marque déposée, mais ce nom, croisé de mobile et de bicyclette, finit par désigner de façon générique l’objet qu’il incarne. Et même si l’on vous dit que Mobylette n’est pas un nom commun, mais un nom de marque, vous pouvez toujours rétorquer que l’abréviation « mob », elle, est bien un nom commun, bien que familier.


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