PORTE-AVIONS

Par: Yvan Amar et Evelyne Lattanzio

Les décisions budgétaires du gouvernement français mettent les porte-avions à l’honneur. Qu’à cela ne tienne, parlons porte-avions ! Un beau nom, qui selon la formule consacrée, dit bien ce qu’il veut dire : un porte-avions porte des avions. C’est en effet un grand bateau d’où des avions peuvent décoller, et qui peut ainsi servir de base militaire aérienne flottante et mobile.
Attention : un porte avions porte plusieurs avions. « Porte » ne prend jamais d’« s » (ce premier élément du nom composé dérive d’un verbe), et « avions » est toujours au pluriel. Et le mot porte-avions lui-même est invariable.
Il existe bien d’autres mots composés qui commencent par « porte ». Avec des sens différents. Tantôt ce sont des objets qui nous aident à porter des charges lourdes ou encombrantes, enfin relativement lourdes : un porte-bébé par exemple, ou un porte-bouteilles. Tantôt ce sont des dispositifs sur les quels on peut attacher des objets : porte bagages. Tantôt ils servent à ranger ou à protéger : porte-monnaie, porte-documents, portefeuille.
A noter que ce portefeuille a plusieurs emplois : une extension de sens en fait le synonyme de fonction ministérielle. Mais on parle aussi de portefeuille pour désigner un éventail de titres boursiers diversifié.
Quant au porte-drapeau, c’est le soldat qui porte le drapeau, dans un régiment, à moins qu’il ne se rapporte à une personne qui, comme un porte-drapeau, est particulièrement représentative d’une association, d’un parti, d’une idée… On n’est pas loin alors du porte-parole.



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