SALON

Par: Yvan Amar et Evelyne Lattanzio

C’est en ce moment le Salon du cheval. Après le salon de l’éducation et avant le Salon nautique. On voit que le mot est souvent employé, parfois d’ailleurs un peu vieillot : on a rebaptisé le Salon de l’Auto pour en faire le plus rutilant Mondial de l’Automobile.
Ce mot de salon qui dérive de l’italien signifie au départ « petite salle ». C’est donc une pièce d’appartement, avec un sens qui existe encore aujourd’hui, même s’il est parfois détrôné par living room, voire pièce à vivre. Mais le salon a toujours été une pièce de réception, réservé à des échanges mondains.
De là des expressions comme « c’est le dernier salon où l’on cause », qui souligne plaisamment la qualité des ce qui vient de se dire, ou celle de ceux qui se sont exprimés. Ou encore « tenir salon », c’est à dire recevoir des amis pour discuter, échanger, notamment sur des questions politiques, philosophiques ou surtout esthétiques. C’est de là que vient le mot péjoratif salonnard, qui désigne un snob, superficiel, qui s’écoute parler.
Mais les salons ont également été des lieux d’exposition d’œuvres d’art, notamment de peinture. Et le mot a parfois servi a désigner uniquement les textes critiques qu’inspiraient les œuvres exposées : les salons de Diderot…
Les salons enfin, sont des lieux d’exposition commerciale : Salon de l’enfance, du livre, etc. Toute une profession se retrouve pour s’ouvrir au public, présenter ses productions et réfléchir sur son avenir.


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