PERMIS ET LICENCE

Par: Yvan Amar et Anne-Cécile Bras

Réforme du permis de conduire envisagée, points à accumuler pour les conducteurs débutants, examens d’aptitude au-delà de 75 ans…. Ne sera-t-il plus permis de conduire à un certain âge, sauf à faire preuve de ses aptitudes intactes ? C’est bien de cela qu’il s’agit : de permettre de conduire. Pour conduire une voiture, il faut donc être titulaire d’une autorisation officielle qui vous ne donne le droit… le permis. Et quand on ne précise pas, on comprend bien que le permis est celui de conduire…

Avoir son permis, passer son permis, se faire retirer son permis, ou, moins grave, se faire retirer des points à son permis… Le permis est donc ce papier précieux et rose, qui vous donne la permission de conduire les véhicules automobiles. Il s’agit d’une forme du verbe permettre – le participe passé, qui est devenu un nom commun. Et ça date d’il y a bien longtemps, bien avant qu’existent les voitures, puisque dans cet usage, le mot se trouve déjà au début du XVIIIème siècle. Et des permis, on en trouve de toutes sortes : permis de chasse ou de pêche, permis de construire ou de démolir sont les principaux. Avec le permis de port d’armes… qu’on appelle parfois port d’armes tout court, en abrégeant.

Alors quand on n’a pas de permis, on peut parfois avoir une licence. Licence commerciale qui vous autorise à faire un certain commerce, à faire fonctionner une société. Et on parle, en particulier, des licences qu’il faut avoir (et acheter) pour avoir le droit de vendre de l’alcool.

Ainsi, les estaminets peuvent-ils avoir une licence I, II III ou IV, qui les autorisent à vendre telle ou telle boisson… L’étymologie du mot renvoie exactement au même sens : « licet », en latin, signifie « il est permis… ». Et une licence est d’abord une liberté qu’on vous donne d’exercer telle ou telle activité. D’enseigner par exemple, ce qui explique que la licence d’enseignement soit restée un grade universitaire. Ou de fabriquer un produit, selon les normes édictées par le propriétaire de la marque. Ainsi, une société peut autoriser que les produits dont elle a la paternité soient fabriqués à l’étranger, par d’autres usines qui ne lui appartiennent pas en propre, mais à l’identique, et « sous licence ».



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