SCOOTER

Par: Yvan Amar et Anne-Cécile Bras

Un jeune homme veut partir aujourd’hui pour faire le tour du monde en scooter. Et faire ainsi la promotion de sa machine propre. Propre, c’est-à-dire non polluante. Car cette machine électrique, fonctionnant grâce à une pile au lithium-ion, laisse un air plus propre après qu’avant (ou quasi…).

Alors « scooter » ? Eh bien oui, ce n’est pas un mot à consonance très française, même s’il se prononce sans difficulté « scoutaire ». « Scooter » en anglais est un peu l’équivalent de notre patinette. Et le verbe to scoot signifie plus ou moins démarrer en trombe. En patinant ? En faisant du bruit ? Peu importe, l’image est parlante. Et le scooter désigne aujourd’hui cette petite moto, qui se distingue des autres en ce qu’elle a un plancher, sur lequel reposent les pieds du conducteur. Donc, on n’enfourche pas un scooter, et ça lui donne un petit air confortable qui l’une des clés de son succès.
Succès tel que d’ailleurs, on entend le plus souvent dire, avec le sourire vainqueur, de celui qui n’a plus rien à prouver « j’ai pris mon scoot’ ». Le succès de ce scooter, il est très grand depuis une quinzaine d’années en Europe, après une éclipse dans les années 70-80, qui avait suivi une première période faste : celle de l’après-guerre. Le scooter est un moyen de transport léger, pas très cher, qui fait jeune et à la mode, et qui représente un peu l’insouciance des années 50, l’immédiat après-guerre où l’on a envie de s’amuser. Ça représente aussi le miracle italien et la Rome à la mode des films de cette époque : vive le scooter, et surtout vive la vespa, marque déposée, modèle vedette, nommé d’un nom qui, en italien, signifie « guèpe ». Ça bourdonne, ça vole, ça va vite, ça change de direction comme d’humeur.

On a vu la différence entre le scooter et la moto… Cela montre bien qu’il y a des strates dans toute la gamme de ce qu’on appelle les deux roues. Et quand on parle des deux roues, en français, en général, on sous-entend deux roues motorisés… Les vélos n’en font pas partie…
Alors il s’agit des motos, abréviations de motocyclettes (c’est-à-dire cycle à moteur), dont la vogue ne se dément pas : grosses machines puissantes, montées par des motards (de moins en moins on emploie le mot pour désigner les policiers de la route qui circulent en moto ; c’était pourtant pratiquement la seule acception du mot jusque dans les années 80). Ou même montés par des « bikers », si on est américanophile et fétichiste de ces engins.

Et puis, moins puissantes que les scooters, on a les mobylettes, ou mobs. Le mot, comme la chose, s'emploie moins qu'autrefois. « Mobylette » reste une marque déposée, mais très employée pour désigner ces vélomoteurs, ou cyclomoteurs, qui empruntent leur moteur à la moto, et leurs pédales aux vélos. Et ces deux derniers mots, vélomoteurs et cyclomoteurs sont, eux, très passés de mode !




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