UNIVERSITE

Par: Yvan Amar et Anne-Cécile Bras

Ce début de rentrée est traditionnellement la saison des universités d’été des partis politiques… sortes de réunions des états-majors et des militants investis pour expliquer les positions, discuter des sujets sensibles, établir des stratégies pour l’avenir, remobiliser les énergies… Moins institutionnelle que le congrès, l’université d’été se veut, en général, un moment d’échange et de réflexion.

Mais pourquoi ce mot d’ « université » ? Il évoque d’abord un endroit où l’on s’instruit. Et de façon générale, on appelle aujourd’hui « universités » des Etablissements d’enseignement supérieur. On parle d’ailleurs des « universitaires » pour désigner les professeurs d’université, ceux qui sont dans l’enseignement supérieur et la Recherche (les deux allant en principe de pair…). Les « universitaires » ne sont donc pas les étudiants ! Le mot « Université » est-il différent du mot « Faculté » ?… Assez peu. Même si « faculté » est plus concret. Ainsi, on dit presque indifféremment la faculté de Paris X et l’Université de Paris X (quoique administrativement, seule la deuxième formulation est officielle). Mais, on parle de l’ « Université », en général, pour désigner l’ensemble de l’enseignement supérieur public.
On n’abrège pas en France. Mais, en Belgique, en Suisse, au Québec, on dit facilement l’ « Uni ».

Mais attention… en France actuellement, une « Université » est un lieu où l’on entre sans concours, à condition d’avoir les diplômes requis pour s’inscrire (baccalauréat de la série qui correspond au type d’études que l’on commence…). Alors que ce qu’on appelle les « Grandes Ecoles » n’accueillent que ceux qui ont réussi un concours d’entrée souvent très difficile… Système élitaire donc.

Pourquoi ce mot d’ « université », qui renvoie a priori à une idée d’universel ?
Le mot date du XIIIème siècle et renvoie d’abord à une corporation, l’ensemble d’une profession… Idée donc d’un cercle assez fermé, qui a ses règles, sa culture, ses codes de protection. Et le mot universitas avait déjà ce sens en latin… Mot à mot, cela signifie « l’ensemble » (de ceux qui sont habilités à pratiquer cette profession…). Mais bien vite, on va s’en tenir à l’universitas magistrorum, l’ensemble des maîtres… C’est donc d’une institution d’enseignement qu’il va s’agir…
Et les universités médiévales ont d’abord été des institutions d’enseignement dépendant de l’Eglise.


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