SCOOP

Par: Yvan Amar

C’est, en ce moment, que se déroule le festival du scoop et du journalisme à Angers, en France. Qu’est-ce que c’est que ce festival-là ?
Un effet de mode peut-être, ou même juste l’effet d’un effet de mode. Enfin, il est quand même la preuve que le journalisme est à la mode, et ses mots aussi. Et le scoop est, par excellence, le mot qui représente la mode du journalisme, au point que le mot quitte souvent le jargon purement journalistique pour aborder aux rives de la langue courante.

Son sens ? il est simple : le scoop est une nouvelle sensationnelle, mais surtout qu’on est le premier à connaître et à annoncer. Effet de surprise garanti donc pour le scoop. Et le mythe journalistique actuel tient beaucoup à ces vraies ou fausses surprises…

Le mot est fréquemment entendu depuis une vingtaine d’années en français. Mais, il est présent dans le vocabulaire professionnel du journalisme depuis le milieu des années 50… Et, en anglais, il existe depuis la fin du XIXème siècle. Au départ, le scoop n’est rien d’autre qu’une cuillérée, une pelletée… et, par extension… un sacré paquet… De façon vulgaire, ça a donc désigné un sacré paquet d’informations.

Alors, comment disait-on en France, avant d’utiliser ce mot très anglo-saxon ? On avait l’exclusivité, mot qui était devenu très médiatique : information exclusive, entretien en exclusivité… Ça faisait vendre, ça faisait rêver… Mais, le mot était un peu long, et le monosyllabe américain l’a détrôné.



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