RENSEIGNEMENT, des SOURCES, la FUITE

Par: Yvan Amar et Evelyne Lattanzio

Y.AMAR : Pardon Madame, vous connaissez la rue de Villersexel ?

E.LATTANZIO : Bien sûr! Je peux vous donner ce renseignement,
c'est-à-dire cette information précise que vous me demandez.
Précise et assez brève d'ailleurs. Ce renseignement que vous me
demandez, vous n'en avez besoin que dans votre vie courante. Mais
certaines professions vivent de renseignements : les journalistes,
les policiers, les espions ...

Y.AMAR : Espion ? C'est une profession ça ? C'est en tout cas une
activité, discrète en général et qui répugne à dire son nom.
Parfois, simplement, on dit de quelqu'un "Il fait du
renseignement".

E.LATTANZIO : C'est donc un "agent de renseignement", autre façon
indirecte de dire que quelqu'un est un espion. Et de façon très
officielle, il existe en France un service de "Renseignements
Généraux", les fameux R.G, qui se renseignent plutôt sur ce qui se
passe sur le sol de notre pays, alors que c'est plutôt la DGSE qui
s'occupe de ce qui se passe hors des frontières de notre hexagone.

Y.AMAR : Mais les espions se procurent leurs informations sans
qu'on sache de qui ils les tiennent. Pour les journalistes, c'est
un peu différent. On sait bien qu'ils ont des sources,
c'est-à-dire des informations, bien que ce dernier mot soit
parfois un peu péjoratif, et évoque le mouchard.

E.LATTANZIO : Et il y a une hiérarchie des sources, plus ou moins
sures, plus ou moins crédibles. Ainsi on entend parler de "source
officielle", pas de problème, l'information est certaine et elle
est donnée afin d'être transmise et diffusée.

Y.AMAR : Mais on vous parle également de source autorisée, de
source sure, de bonne source ... Mais si la source est encore bien
plus officieuse, elle peut se transformer en "fuite" : une
information qu'un journaliste n'aurait pas dû avoir; le
renseignement a filtré, le secret a transpiré ... mais ils
n'auraient pas dû, qu'il s'agisse d'un sujet d'examen ou d'une
affaire judiciaire. La fuite correspond un peu au tuyau, qui vient
du vocabulaire des champs de course, peut être utilisé, peut
générer un profit direct. Ce n'est pas simplement une information
qu'on diffuse : "Mise sur Colonel Bibi dans la 7ème!" ou bien
"Achète tout de suite des actions Mirette-optique, je sais
qu'elles vont monter!". C'était Parler au Quotidien, une émission
proposée par le Centre National de Documentation Pédagogique ...

E.LATTANZIO : ... et par RADIO FRANCE INTERNATIONALE.

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