INITIALES BB

Par: (pas credité)


Y.AMAR : Vous savez qu'il y a un procès en cours : Brigitte Bardot
contre Jacques Charrier et leur fils, dont on examine le
fond de l'affaire : qu'en est-il de ce que raconte l'actrice dans
son livre "Initiales BB" ?

E.LATTANZIO : Le titre vient d'une célèbre chanson de Gainsbourg,
mais il renvoie au fait que depuis 40 ans, Brigitte Bardot, c'est
BB.

Y.AMAR : Ces initiales, sobriquet très médiatique, ont servi sa
popularité : effet de redoublement et calembour avec "bébé".

E.LATTANZIO : Dans les années 50, il était moins fréquent
qu'aujourd'hui d'abréger les noms propres par les initiales.

Y.AMAR : La mode est-elle venue des Etats-Unis (Cf. JFK ?), où la
pratique du deuxième prénom pousse à la chose ?

E.LATTANZIO : En effet, pour désigner quelqu'un par ses initiales,
mieux vaut trois lettres (ou plus) que deux : moins d'homonymie
et puis ça sonne mieux !

Y.AMAR : Un peu d'histoire : l'un des premiers personnages à avoir
affiché ses initiales au grand jour, c'est Jean-Jacques
Servan-Schreiber : JJSS, le redoublement (comme pour BB) s'y prête
(fin des années 60).

E.LATTANZIO : Sans que la mode se systématise, on a eu plus tard
d'autres exemples : VGE (politique), BHL (salonnerie), PPDA
(télévision).

Y.AMAR : L'important c'est quand même que ça "sonne". Si ça sonne
bien, on peut même décider de soi-même d'abandonner son nom
complet et de prendre ses initales comme pseudonyme : Hergé.

E.LATTANZIO : L'initiale donne donc un nom public assez chic.
Parfois on prend juste l'initiale du patronyme : Agnès B, Paule K
(pour le jeu de mots), Dominique A, Arthur H ...

Y.AMAR : Pour ce qui est des prénoms, la tendance a une toute
autre allure : beaucoup plus familière et populaire, l'habitude se
prend (plus ou moins) d'appeler :

E.LATTANZIO : Les Jean-Pierre, Jipé

Y.AMAR : Jean-Claude, Jicé

E.LATTANZIO : Jean-François, Jièfe

Y.AMAR : Marie-France : Emèfe ...


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