MARRON

Par: (pas credité)


La fin du mois de septembre, c'est la saison des marrons. Et les marrons
qu'on ramasse par terre évoquent traditionnellement la rentrée des classes,
surtout parce que jadis cette rentrée avait lieu début octobre.

En tout cas, ce mot de "marron" renvoie à plusieurs significations :
- le fruit de marronnier, non comestible en général : les marrons qu'on mange
et qu'on fait griller, ou avec lesquels on fait de la "crème de marrons"
sont, en fait, des châtaignes.
- la couleur, entre rouge foncé et brun, qui est celle du marron (on nuance
même marron glacé, ce qui est une autre couleur).

Le fruit nous a livré un proverbe : tirer les marrons du feu, dont
bizarrement le sens s'est inversé avec le temps. A l'origine, cela signifie
que, dans une entreprise, on a pris tous les risques, fait le travail le
plus difficile - et qu'un autre en profitera. Et aujourd'hui, cela signifie
qu'à l'issue d'une affaire délicate, celui qui "tire les marrons du feu"
s'en tire très bien, engrange les bénéfices.

L'adjectif "marron" lui, a deux particularités. Il n'a pas de féminin (on
ne dit pas une chemise marronne mais une chemise marron). Et au sens
figuré, il s'emploie à propos d'un avocat ou d'un médecin malhonnête, en
tout cas, qui prend certaines libertés par rapport au code moral de sa
profession.

Enfin, le marronnier, en plus d'être le gros arbre qu'on connaît est,
dans le jargon des journalistes, le nom familier qu'on donne à un sujet
traditionnel, qu'on peut traiter de façon un peu routinière, toujours à la
même période de l'année, comme les marrons de la rentrée des classes.


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