PACS 2

Par: (pas credité)


Le PACS ayant tourné au fiasco que l'on sait, voici venu le temps du PACS
2. Un nouveau PACS ? En tout cas une nouvelle version, une nouvelle
mouture. C'est comme le Beaujolais : le PACS nouveau est arrivé.
Cet emploi du cardinal (je parle du chiffre, pas d'un Monseigneur quelconque),
pour évoquer à la fois la différence et la répétition, est assez nouveau et
prend son modèle sur des événements de la vie politique. En effet, la
titraille de la presse écrite, et l'usage courant qui s'est ensuivi, a
abondamment parlé, par exemple Mitterrand I et Mitterrand II pour désigner
ses deux septennats, de Clinton 2 dès qu'il a été réélu (avant bien sûr, on
ne parlait que de Clinton 1), de Juppé 2, etc. Il y a, dans cette désignation,
un effet de sens certain : on sous-entend que l'un n'est pas l'autre, que
le style du un n'est pas le style du 2, que l'Histoire a, sinon un sens, du
moins un déroulement.

Cette mode se calque sur celle du cinéma, et des séries de film qui
utilisent, et usent jusqu'à la trame, un personnage ou une situation :
c'est Rocky 2, Emmanuelle 3, les Visiteurs 4, etc. Simplification extrême
d'un procédé qui, sans être tellement inventif, avait eu le goût des
variantes : Fantômas contre Scotland Yard, Fantômas contre Fantômas, le
Gendarme à Saint-Tropez, le Gendarme se marie, La revanche de Duraton, le
Fils de Spartacus et, surtout récemment, Rambo le retour.

On se dira que ces héros du 7ème art se sont servilement inspirés de nos
monarques ou de Shakespeare qui, lui-même, s'en inspira. Oui et non…
Richard II et Richard III ne mettent pas la même personne en scène, non
plus qu'Henri IV et Henri V. Et surtout, le premier de la série a droit à
l'ordinal : premier, précisément, ce qui lui donne une majesté toute
particulière, renforcée du fait que certains d'entre eux se parent de cet
atour, alors même qu'ils n'ont jamais eu de successeur homonymique :
François Premier, par exemple.


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