CORSAIRE

Par: (pas credité)


Point de départ : les rencontres "étonnants voyageurs" à Saint-Malo. Or, Saint-Malo est souvent appelée par périphrase "la cité corsaire", en raison de son passé.

1) Corsaire : celui qui pratiquait la "course", c'est-à-dire en droit maritime, la chasse et la capture des vaisseaux marchands ennemis. Se pratiquait surtout entre le XVe et le XVIIIe siècle. D'origine méditerranéenne (ce sont les Turcs surtout qui ont pratiqué la guerre de course), cette pratique s'est étendue ensuite.

Les particuliers avaient le droit d' "armer un navire en course", concédé par l'autorité politique qui lui donnait ses "lettres de course". On parle aussi à cette période de la "guerre de course".

Le mot s'employait aussi comme adjectif : un navire corsaire.

Par analogie, le mot a désigné un homme dur et sans pitié.

2) Le corsaire est souvent confondu avec d'autres catégories dans la mythologie maritime : le flibustier. Le mot vient du néerlandais "vrijhbuten" = celui qui fait du butin librement, pillard. Le flibustier et la flibuste se pratiquaient dans la mer des Antilles. Le flibustier agit pour son compte, et c'est un pillard et non un homme mandaté par son gouvernement pour attaquer des cibles ennemies comme le corsaire. Le flibustier est en fait un "pirate".

3) Pirate : le mot le plus ancien. Se rencontre chez Cicéron, vient du grec "peiratès" = brigand qui attaque les navires en mer, dérivé de "peirasthai, "attaquer".

Le mot a donné lieu à des utilisations renouvelées (contrairement aux deux précédents, historiquement datés) : pirates de l'air : expression apparue à la fin des années 1960, à la suite des actes de terrorisme du type détournement d'avions et prises d'otages. Avec comme corollaire l'expression "piraterie aérienne".

Le mot est entré aussi en composition, comme second terme, avec le sens d'illicite ou de clandestin : une "édition pirate" = une édition illégale, une "radio pirate", une radio qui émet sans autorisation, etc.

Un dérivé "piratage" est devenu courant avec le développement des médias modernes : le "piratage informatique"… Souvent avec le sens de reproduire une œuvre sans payer de droits (cf piratage de K7).



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