LE DEPIT GEOGRAPHIQUE

Par: (pas credité)


Les vacances suscitent l'intérêt géographique. Et la géographie française est bien souvent idéologique aussi bien que physique. Chacun naissant égal à son voisin en France républicaine, les départements ont réclamé qu'on leur applique cette règle. Et la toponymie s'est cabrée il y a bien 40 ans contre les inégalités.

Notamment les départements qui comportaient l'adjectif "bas" se sont révoltés. Les Basses-Pyrénées sont devenues les Pyrénées Atlantiques. Quant aux Basses Alpes, elles ont réussi un extraordinaire rétablissement en devenant les Alpes de Haute Provence et en se situant par rapport au niveau de la mer plutôt que par rapport aux crêtes qui les dominent.

Pourtant, il faut féliciter chaudement les habitants du Bas-Rhin qui, jusqu'à maintenant ont victorieusement résisté à cette tendance et persistent à rester "bas" sans imaginer que le qualificatif leur nuit. Puissent-ils continuer longtemps ainsi et se tenir à l'écart de cette maladie qui prend l'image pour le vrai.

Mais il y a d'autres changements qu'on a pu remarquer, toujours à la fin des années 50 et au début des années 60 : tous les départements qui se sentaient infériorisés car on les traitait " d'inférieurs".

On appelle "inférieure" la partie d'un fleuve qui se situe proche de son embouchure. Donc on a nommé certains départements Seine Inférieure, Loire Inférieure et Charente Inférieure. Ils se sont bien rattrapés puisqu'on parle aujourd'hui de Seine-Maritime, de Loire Atlantique et de Charente Maritime. Et l'Ille et Vilaine me direz-vous ? Elle reste comme elle est et c'est bien ainsi.




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